Église Saint-Christophe de Champlitte-la-Ville


La bâtisse est le vestige d’une forte implantation religieuse et le témoin de l'histoire du "Grand Champlitte". Elle a rassemblé dès le XIe siècle l'ensemble des habitants d'un vaste secteur paroissial, incluant Champlitte(-le-Château). 
À la fin du XIXe, au moins 600 personnes s'y rendaient pour chaque office. 

À l'époque de la construction de l'église, dans le premier quart du XIe siècle
(dont il reste la nef et les bas-côtés actuels), la terre appartient à la puissante maison de Fouvent. La plupart des “villa” devinrent le centre de vastes paroisses et le lieu choisi pour l’implantation d’un prieuré. L’église du lieu, dès l'origine, est sous le vocable de saint Christophe, le saint passeur des eaux dangereuses, au sens propre comme au figuré. On ignore la date de sa construction, toutefois une charte des Chroniques de Bèze en fait déjà mention en 1090. En 1098, l'édifice est donné à l’abbaye bénédictine de Bèze (Côte-d’Or), dépendant de Cluny. C’est l’époque au cours de laquelle l’Europe entière se couvre d’églises, d’abbayes, de prieurés...

Œuvre réalisée par Alain Mathern. Vainqueur du concours Vision d'Artistes.

De cette période subsiste, entre autres, la remarquable cuve baptismale sculptée de nombreux sujets symboliques. Il est étonnant de constater que l’église fondée au XIe et le prieuré bénédictin attenant, fondé au XIIe, existent encore, malgré les méfaits du temps, des guerres et des hommes.

Au XIVe siècle, elle est agrandie d’un transept, surmonté d’un clocher (aujourd’hui disparu). Un second clocher est construit sur la première travée de la nef, probablement à l’initiative de Henri II de Vergy. Outre le prestige que constitue l’édification d’un clocher, son rôle défensif semble ici évident (ce clocher est d’ailleurs contemporain des premiers remparts de Champlitte). Elle acquiert à cette époque ses dimensions actuelles et subira quelques modifications relativement mineures jusqu’à nos jours. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Cuve baptismale sculptée à découvrir à l'entrée de l'église.

Des bénévoles se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans la découverte de cet édifice, des étapes visibles de sa construction, pour vous expliquer les récentes restaurations : celle de la chapelle Saint-Nicolas qui fut la chapelle privée des prieurs, celle du grand vitrail du chevet. Vous pourrez découvrir aussi, ou revoir, la remarquable cuve baptismale XIe siècle, le bas-relief  “la Vierge aux Sept-Douleurs” et l’armoire eucharistique en pierre, tous deux du XVIe siècle, la cinquantaine de pierres tombales et murales à épitaphes datées du XIVe au XVIIIe siècle,  mais aussi d’autres éléments plus récents comme l’ancien calorifère, les cloches... 

Ces éléments, pour certains chefs-d’œuvre du patrimoine comtois, vous invitent à un voyage dans le temps, et dans l’histoire du secteur de Champlitte.

... et à deux pas de l’église, les bords de la rivière «Le Salon» offrent une longue promenade ombragée, apaisante, de part et d’autre du vieux pont.

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